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[i554] DE L'A VILLE
de im11 livres, [à quoy ilz ont prins lesd, maisons], à lx livres; pour,-ce faict, estre lesd, maisons recriées et rebaillées au plus offrans et derniers enchérisseurs, où lesd, locataires ne seront receuz à y enchérir ne faire enchérir par gens interposez.
En la presence desquelz locataires led. sr Guyot, [m" des Comptes susd.], a offert à lad. Ville iiii" livres tournois de chascune maison par an, et faire donner à la Ville l escuz d'or soleil [comptans].
Et depuis est rentré aud. Conseil Jehan Belot, l'ung desd, locataires; lequel, tant en son nom que comme ayant charge des autres locataires [dud. Pont], a offert entretenir, pourveu qu'on leur moderé à lx livres tournois, ce qui leur a esté reffusé; leur signiffiant d'y adviser dedans xxiiii heures (I>.
Jacopins. Quant ausd. Lettres palenles obtenues par lesd. Freres Prescheurs [Jacobins], a esté ordonné que l'on fera remonstrance au Roy de l'incomodité qui adviendroit ai lad. Ville s'ilz aplicquoient à leur bastiment partie des allées et murailles de lad. Ville -2-.
Pour les taxes de la fortification. Quant à la taxe que requierent leur estre faitte lesd. Contrerolleur, M" cles œuvres et autres qui ont
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DE PARIS. 293
vacqué à lad. fortiffication, le Conseil a esté d'avis que l'on leur taxe telle'somme raisonnable à chascun selon el ainsi qu'il/, auront labouré, vacqué et merité'3'; attendu que c'est chose extraordinaire et que de ce ilz s'en rapportent aux loyaulté/, et consciences de Mesd. S" les Prevost des Marchans et Eschevins ayans sur ce esgard aux gaiges que a led. Contrerolleur, et sans le tirer à consequence.
Greffe des Insinuations. Quant au Greffe cles Insinuations, le Conseil a osté d'avis de supplier trés humblement le Roy voulloir ordonner, pour la liberté de sa bonne Ville de Paris, que led. Greffe soit suprimé et aboly; et que plus tost, où il ne luy plairoit ordonner estre supprimé, permettre à lad. Ville de trouver moyen de payer et rembourser le pris à quoy il a esté vendu sur les deniers des dons et octroiz de lad. Ville.
Mons' de Villainnes. Quant à la partie de Mons" de Villainnes par luy fournye ct dont assignations sont ja faittes sur icelle Ville, le Conseil a esté d'avis en escripre au Roy et faire en cest endroict remonstrances des grandes charges que sad. Ville a à supporter ct qu'il seroit bien difficile, quant a present, recouvrer pareille somme qui est de x lv m. livres '4'.
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O B modifie en divers endroits ce paragraphe ainsi qu'il suit : Quant ausd, maisons de Petit Pont, les locataires (/'ycelles oy- pur deux diverses foys. . ., a esté arresté et conclud qu'ilz, seront receuz. . ., et que. . . seront diminuées (?) et modei-ées de mi'", à quoy ilz ont prins lesd, maisons, à lx; pour, ce faict, estre lesd, maisons rebaillées et criées. .. — Jehan Belot. . . a declaré qu'ilz sont tous délibérez entretenir le bail à eulx faict desd, maisons, pourveu que on leur moderé le bail d'icelles. . . Et leur a esté signifié d'y adviser dedans xxiiii heures ; autrement sera proceddé au bail desd, maisons.
O Le grand couvent et l'église des Frères Précheurs (dits Jacobins) lurent construits par Louis IX clans le lieu où était auparavant le siège de la Justice et du Conseil de la Ville, appelé le Parloir aux Hourgeois, et sur les ruines d2 l'ancien chàteau de Hautefeuille, lequel était situé sur les murs et les fossés de la Ville. Cet édifice reçut plusieurs agrandissements et engloba divers terrains qui relevaient du cens de la Ville. Le Livre des Sentences, conservé aux Archives Nationales sous la cote KK 133 7 (olim 11 58) énumère, parmi les rantes de la Marchaandise de l'laue de Patis, les chr.ses que les Freres Prescheurs de Paris tiennent de nous à la requeste et priere de Nostre Sire le Roy de France (Philippe IV le Bel, février 1292-3). Ce rôle, publié par Le Roux dc Lincy (Histoire de l'Hôtel de Ville de Paris, 2° partie, appendice II, p. 98 et suiv.), a été reproduit depuis comme annexe du Rapport présenté au Conseil municipal sur le Domaine de la Ville, dans la séance du 5 décembre 1884 , par 51. Alf. Lamoureux (partie ll, p. 1 o3 et suiv.).
— Le fils dc Philippe le Bel, Louis X le Hutin, fit donation aux Jacobins de la porto d'Enfer ot des tours et lieux adjacents, donation confirmée le io avril 1817 par Philippe V le Long (Piganiol, Histoire de Paris, t. V, p. io5 de l'édition dc 1742).
— Ces extensions successives n'allaient point sans soulever maintes objections de la part du Bureau. C'est ainsi qu'on le voit en 15o5 s'opposer à la.requète de Jean Clerée, "docteur cn théologie et gouverneur des Freres Prescheurs;., demandant pour son couvent la jouissance d'une allée estant derriere la maison desd. Freres Prescheurs depuis la porte Saint Jaques jusques 'à la porte Saint Michel, ensemble le Parlouer aux Bourgeois qui est entre lesd, deux portes. Le Bureau fondait son opposition sur cc que la permission de faire construire et ediffier sur une grosse tour, appellée le Fief du Parlouer aux Bourgeois, et de croislre leur jardin jusques à lad. tour et murailles de lad. ville entre lesd, deux portes, porterait préjudice à la Villo se lesd. Freres Prescheurs en estoient proprietaires, pour ce qu'elle est sur et hors les murailles de lad. ville dedans les fossez bien neuf laizes, dont par quelque temps pourroit venir perle de la Ville (Registres des Délibérations du Bureau, vol. 1, p. to5, sous les dates des 5 et' 16 avril 1 5o5); et il n'accorda ladite permission que sur la volonté expresse du Roi, formulée dans les Lettres du 24 mars (ibid. p. 106).
(3' Le début de ce paragraphe est ainsi modifié dans B : Quant à la taxe que requierent leur estre faitte lesd. Contrerolleur, Maistre des œuvres et autres, le Conseil a esté d'advis que l'on leur donne quelque chose selon leur labeur, attendu. . . et la suite comme au
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texte.
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L'objet de ce paragraphe est explique en plus grands détails dans l'article ci-dessous DLVI.
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